nutrition

Faut-il manger les légumes cuits ou crus?

Pourquoi les légumes sont-ils bons pour la santé? Mieux vaut-il les consommer cuits ou crus? Le diététicien Charles Brumauld nous répond.
Pourquoi les légumes sont-ils bons pour la santé?

C’est surtout leur teneur en fibres qui est intéressante et importante. Non seulement les fibres permettent de réguler le transit, mais également de de se préserver de certains cancers en tapissant la muqueuse intestinale et limitant ainsi le temps de contact avec les substances nocives.

Les légumes contiennent également des antioxydants, des vitamines et des minéraux dont certains  sont des co-facteurs enzymatiques, lesquels aident les enzymes à assurer le bon fonctionnement de l’organisme. Et pour couronner le tout, les légumes permettent de s’hydrater car ils contiennent entre 75 et 90% d’eau. Un précieux atout notamment en temps de canicule!

Pour préserver leurs bienfaits, faut-il mieux les consommer cuits ou crus?

Les deux ont leurs avantages et leurs inconvénients. le cru c’est  oblige à davantage de mastication et permet donc une meilleure sensation de satiété. De plus, cela préserve certaines vitamines sensibles à la chaleur comme la vitamine C ou certains minéraux qui sont solubles dans l’eau.

En revanche si l’on ne mange que du cru, la teneur en fibres peut être trop importante, et, selon la sensibilité de chacun,  le légume se digèrera moins bien cru que cuit. La carotte par exemple, perd sa paroi cellulaire à la cuisson et est plus facile à digérer pour certains de cette manière. Si ça fonctionne pour vous, ajoutez le plus souvent possible une crudité au sein du repas, si possible au début.

Certains légumes sont-ils donc plus intéressants cuits que crus?

La tomate par exemple, est riche en lycopène, une substance qui préserve de certains cancers et qui est hyper boostée quand elle est cuite. A l’inverse, l’acide oxalique que contiennent les épinards et les blettes, freine l’absorption de certains minéraux comme le fer et le calcium. Pour le neutraliser il faut alors cuire le légume.  Les crucifères, tels que le brocolis, le chou-fleur, le choux frisé ou le choux kale, sont riches en glucosinolates qui peuvent favoriser l’hypothyroïdie, donc pour éviter ce désagrément on les fait cuire. Voilà, ça c’était pour l’aspect santé. Mais si votre truc c’est la tomate-mozza, n’allez pas la faire cuire et savourez la crue, en saison!

Les légumes ne sont jamais à consommer avec modération?

Non bien sûr, mais pour les personnes qui ont tendance à consommer beaucoup de fibres avec les légumineuses (pois chiches, lentilles…), les céréales complètes (riz complet, épeautre…), les oléagineux (noix, amandes, pistaches…), cela peut gêner l’absorption de certains nutriments. Pour celles-ci, il peut être intéressant d’alterner avec des smoothies ou des jus maison à l’aide d’un extracteur ou d’une centrifugeuse, avec 1/3 de fruits et 2/3 de légumes pour limiter la teneur en sucre, avoir les bénéfices du cru (les vitamines), sans ajout de fibres. 

 

 

 

Pour plus d’informations nutrition retrouvez Charles Brumauld  sur son site https://www.charlesbrumauld.com

 

 

 

 

Reconversion professionnelle: Charly et les études en diététique

A 34 ans et avec un enfant à charge, Charles décide de retourner sur les bancs de l’école pour suivre  des études de diététique, en parallèle de son activité journalistique. Presque 3 ans de dur labeur, d’organisation millimétrée et de fatigue, mais pour la bonne cause! Rencontre.
Comment t’est venue cette envie de reconversion?

A l’époque j’étais responsable d’un magazine féminin sur le sport et le bien-être, et lorsqu’il y a eu un licenciement économique, je me suis dit que les indemnités que j’allais toucher allaient peut-être pouvoir me financer une formation. J’étais passionné de sport et j’avais vraiment envie d’aider les autres d’un point de vue santé, du coup j’ai eu envie de faire coach sportif. J’ai  repéré les écoles, je me suis préparé pour passer les tests physiques, mais plus je soulevais des charges, plus j’avais mal (dos, genoux…). Je me suis dit que c’était peut-être un message. J’ai donc décidé d’écouter ce que me disait mon corps. C’était la nutrition qui me passionnait le plus dans le bien-être. Je regardais des documentaires, lisais des bouquins et des enquêtes, sans jamais me lasser. J’ai donc fait le grand saut !

 As-tu eu des réticences?

Pour un BTS diététique il faut au moins deux ans d’études et pour un Bachelor en nutrition il faut compter trois ans, le tout sans alternance donc sans rémunération. Et ça, quand on a un loyer et un enfant à nourrir, cela pèse dans la balance. Finalement je me suis décidé à faire le grand saut: en parallèle de mes piges en journalisme, je me suis inscrit en Bachelor Nutrition qui avait le tronc commun avec le BTS diététique et qui me semblait plus complet; l’objectif étant aussi de passer le BTS en candidat libre.

Comment se sont déroulées ces 3 ans d’études?

Le moins que l’on puisse dire c’est qu’elles ont été bien remplies! J’ai jonglé entre mes articles en presse, la rédaction de trois livres, et m’occuper de mon fiston, avec des cours qui se déroulaient à l’école de 8h30 à 17h15 voire 18h45 selon les jours. En rentrant, je préparais le dîner et vérifiais les devoirs de mon fils, puis je travaillais de 22h à minuit environ. Il y a des moments où j’ai serré les dents et où la fatigue a pris le dessus esquintant un peu ma santé au passage, mais la motivation m’a aidée à tenir.

As-tu eu envie d’abandonner?

Au bout de deux mois j’ai été voir le directeur de l’école pour lui dire que j’arrêtais, car je ne comprenais rien en cours et que je me sentais dépassé. J’ai pris deux jours de réflexion et j’ai décidé de m’accrocher et de montrer à mon fils que la vie n’est pas toujours linéaire et que parfois c’est difficile, mais qu’avec de la motivation on peut aller jusqu’au bout.

T’es-tu senti en décalage avec les autres étudiants?

Retourner sur les bancs de l’école à 34 ans est une drôle d’expérience! Moi qui suis devenu papa à 23 ans, ça a un peu réactivé une partie de ma vie, car c’est précisément l’âge qu’avaient mes nouveaux camarades de classe. Même si nous ne regardions pas les mêmes programmes à la télévision ou que nous n’avions pas les mêmes problématiques, j’ai trouvé cela rafraîchissant. J’ai mis un peu de temps à trouver le bon positionnement, d’autant que le jour de la rentrée un étudiant m’a demandé s’il devait m’appeler « monsieur » et me vouvoyer!

Quelles sont les prochaines étapes?

J’ai obtenu mon BTS diététique, et en septembre je soutiendrai mon mémoire pour valider mon Bachelor en nutrition. J’aimerais ensuite pouvoir développer une activité de consultant ou de formateur, tout en proposant des articles de presse spécialisés dans ce domaine.

Que conseillerais-tu à une personne avec des responsabilités et une famille à charge qui souhaiterait se reconvertir professionnellement?
Bonne question. « Les responsabilités nous rendent-elles prisonniers de nos existences »? Vous avez trois heures !
Plus sérieusement, les conseilleurs sont rarement les payeurs. Donc, à mon avis, outre le fait d’être bien aligné et que ce changement vous rapproche de vos aspirations profondes, le plus important est d’avoir confiance en soi, en les autres, et en son projet. Ce qui ne veut pas dire : « je suis sûr de moi, c’est bon, j’y vais ». Pour ma part, cela signifie bien sûr d’avoir une approche lucide sur les paramètres que l’on maîtrise (est-ce que j’ai besoin d’une formation pour changer ? Est-ce que je peux me faire financer en partie ma formation? Quel temps que cela va mettre? Etc. Ensuite il faut accepter d’y aller, y compris lorsque vous ne maitrisez pas tout. Il y aura toujours des obstacles, des gens pour vous dire que « ça ne marchera pas », que c’est « trop tard » ou « trop ambitieux ». L’important, c’est de trouver la force de continuer le chemin dans l’incertitude, dans ce mental qui anticipe et rumine, et surtout, malgré les doutes.

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La poudre de caroube: une alternative saine au cacao?

Elle est la nouvelle alliée d’une alimentation saine mais gourmande, remplaçant notamment le cacao au petit-déjeuner ou au goûter. Mais savez-vous vraiment quel est son apport calorique et ses effets sur la santé? On fait le point avec la diététicienne Mathilde Yakan.

Lorsqu’on compare le cacao et la poudre de caroube selon leurs valeurs nutritionnelles, il est difficile d’élire un gagnant. Tout dépend des bienfaits que l’on recherche. La poudre de caroube sera moins riche en lipides que le cacao (0.7% pour la caroube contre 14% pour le cacao) tout en ayant une teneur en glucides plus élevée (89% pour la caroube dont 49% de sucres simples, contre 58%pour le cacao dont  1.8% de sucres simples).

La caroube est moins grasse que le cacao et tout aussi gourmande

Un substitut gourmand pour les femmes enceintes …

En revanche, la teneur en caféine est inexistante dans la poudre de caroube contre une teneur de 230mg dans le cacao ce qui pourrait la rendre intéressante dans les régimes nécessitant une diminution de la consommation de caféine (pathologies cardiaques, grossesse, allaitement…). La poudre de caroube est donc un substitut intéressant, reste à savoir si au niveau du goût, ils sont vraiment similaires.

Utilisée en poudre, la caroube peut remplacer le cacao et est bonne pour la santé.

… et bon  pour la santé

Depuis des générations, la poudre de caroube est très utilisée pour favoriser la digestion. En effet, sa teneur en fibres permet de traiter tant les épisodes de constipation que de diarrhées. De plus, ces fibres ralentissent l’absorption des glucides et favorisent également une diminution du cholestérol.

La poudre de caroube entre donc  dans le cadre d’une alimentation équilibrée et aura peu ou pas d’effets néfastes sur la santé.

Retrouvez le site internet de la diététicienne  Mathilde Yakan ici