« Healthy mais pas trop », le bon combo

Auteure du blog Vivre Healthy, dans lequel elle aborde essentiellement les thématiques alimentation, sport et plus récemment développement personnel, Pauline a choisi de regrouper ces 3 piliers dans un ouvrage décomplexé et accessible, qui motive plus qu’il ne frustre. Et avec le mot « Healthy » dans le titre, ce n’était pourtant pas gagné.

 

« Tous les aliments sont autorisés »

Alleluia! Merci Pauline! Attention, dans son livre, l’auteure ne va pas non plus vous inciter à manger des frites et des pâtes au gruyère à tous les repas, mais elle souligne l’importance de l’alimentation intuitive et d’apprendre à manger quand on a faim : « Il faut essayer de ne pas manger de manière émotionnelle, ni  de faire attention 80% de la semaine pour se faire plaisir les 20% restant » explique t-elle. Dans son ouvrage, elle livre donc plusieurs exercices pour s’entrainer à savoir quand on a faim et  quand on est rassasié, et détecter ce dont notre corps a besoin. Pas de morale sur ce qui est sain ou ce qui est à bannir ou à réserver pour les fameux « cheat meals », mais plutôt un discours décomplexé et intuitif: « Un midi tu as envie d’un burger frites? Prends le sans culpabiliser et déguste le, de toi-même tu auras envie de quelque chose de plus léger le soir » annonce t-elle.

Crédit photo: Manu Braun

L’idée est donc d’arrêter de rendre un aliment ou un plat « unique » à consommer que les jours où on pense y avoir le droit, car c’est la meilleure façon d’en faire une obsession.En gros, si vous vous autorisez tous les jours à manger du chocolat, finalement vous n’en aurez plus autant envie que cela, et votre organisme saura se réguler. Bref, pour Pauline, après divers tests et lectures, l’alimentation intuitive est ce qu’il y a de plus « sain ». Pour parfaire le tout, nous avons le droit dans le livre à des recettes salées et sucrées, (sans viande puisque Pauline n’en consomme) Plutôt rapides à faire, et ne nécessitant pas forcément des produits aux noms bizarres issus de l’épicerie bio, elles sont tout à fait réalisables les soirs de semaine en rentrant du travail.

« On s’en fout du chrono »

Si Pauline pratique le sport de manière régulière et poste beaucoup de billets à ce sujet, elle ne parle pourtant jamais « performance », trouvant que sur les réseaux sociaux, le milieu du running ou du fitness sont devenus assez culpabilisants: « Moi je suis hyper lente quand je cours, mais je m’en fiche, ça me fait du bien et c’est l’essentiel », et c’est probablement ce discours qui lui vaut aussi l’attachement que lui porte sa communauté. Sur le blog comme dans le livre, le sport est inclus dans le mode de vie, mais n’en devient pas chronophage ou obsessionnel pour autant: « Avant, si je savais que j’allais au restaurant le soir, j’allais faire du sport  avant ou le lendemain histoire d’avoir la conscience tranquille » confesse Pauline, « mais en fait cela fait associer le sport à une espèce de punition ou de passage obligé, et je ne pense pas que ce soit la meilleure façon de l’inclure dans sa vie ».

Crédit photo: Manu Braun

Pour elle, il est important que chacun puisse trouver le sport qui lui plait et  lui permette d’être en bonne santé, mais sans se prendre la tête, quitte à ne pas en faire une semaine entière parce qu’on est en vacances ou que l’on a tout simplement pas envie. Pour les personnes qui n’ont pas forcément le temps ou la motivation Pauline propose plusieurs petits circuits courts mais qui font le job, inspirés du HIIT (High-Intensity-Interval- Training ». S’ils ne remplaceront pas une vraie séance encadrée par un coach, ils permettent de bouger et se tonifier sans contrainte, et d’introduire petit à petit une routine sportive à son hygiène de vie.

« Il faut être content de se lever chaque matin pour aller au boulot »

Et ça, Pauline précise que c’est valable aussi bien pour un chef d’entreprise qu’un salarié d’une entreprise. Parce qu’effectivement si l’entreprenariat est très tendance actuellement, tout le monde n’a pas forcément envie d’être indépendant. Ce n’est d’ailleurs pas le statut dec salarié ou d’entrepreneur qui  nous rend heureux ou non, mais la manière dont on se plait à son travail où l’on passe quand même la plus grosse partie de son temps. Dans la dernière partie de son livre, Pauline raconte son expérience personnelle et propose quelques outils et exercices (comme l’Ikigai par exemple) pour trouver sa voie et s’épanouir, notamment dans sa vie professionnelle. Pendant 5 ans, elle a travaillé comme assistante de bureau et pleurait tous les soirs à l’idée d’y retourner le lendemain. Elle finit donc par quitter l’entreprise pour en rejoindre une autre, où les journées lui semblent interminables.

Crédit photo: Manu Braun

En revanche, travailler le soir après manger, sur un partenariat pour son blog lui procure  beaucoup de plaisir et le temps file sans qu’elle s’en aperçoive. Elle se fixe donc comme objectif de vivre de cette créativité, quitte son cdi, mais prend un petit boulot de babysitter de 20 heures par semaine pour assurer l’alimentaire et le loyer. Pendant une bonne année, celui lui permet de gagner le minimum pour vivre et de se garder du temps pour développer l’activité de son blog devenue aujourd’hui sa principale ressource.  Suivre sa passion oui, mais avec un plan concret et un filet de sécurité. On ne nait pas healthy, on le devient!

 

Healthy mais pas trop, Talent Éditions, 15,90€ 

 

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