Inspire toi!

Laure et son « Ocean Therapy »

Entrepreneure dans le bien-être, Laure est l’auteure du  livre Ocean Therapy, qui doit son nom aux séjours de reconnexion avec soi et à la nature qu’elle organise tout au long de l’année. Portrait d’une jeune femme qui a choisi de développer le côté décomplexé du bien-être.

Avant de se lancer il y a 3 ans dans l’aventure hasardeuse mais passionnante de l’entrepreneuriat, laure travaillait comme chef de produit en marketing et brand manager chez Pernod Ricard, entreprise spécialisée dans la fabrication et la distribution de sirupeux.  A l’époque, elle travaille et vit en banlieue parisienne, et s’éclate dans un boulot où le mot d’ordre est la convivialité.

Pour une grande amoureuse de l’apéro et des bons moments entre amis, travailler avec des collègues sympas autour d’une marque de vin s’avère être le job parfait. Pourtant, la jeune femme finit par se sentir un peu trop enfermée et loin de la nature, particulièrement de l’océan qu’elle affectionne depuis l’enfance. Elle se fixe alors comme objectif à moyen terme de partir vivre au bord de l’océan, et commence par poser ses valises chez son conjoint qui vit à Lille.

Pendant plus de deux ans, elle enchaine les journées de 7h à 21h avec 4 heures de train par jour, et met à jour petit à petit un blog qu’elle alimente pendant ses trajets. Nommé Santa Mila, en hommage à sa grand-mère, elle y parle de son amour pour les sports plaisirs (nautiques comme terrestres) et y présente un peu son art de vivre qu’elle élabore en s’appuyant sur les conseils beautés et les apéros dinatoires de sa grand-mère, les recettes saines et équilibrées de sa mère, et l’amour pour l’océan et ses sports que lui fait découvrir son père depuis l’enfance. Fatiguée des transports, et sentant qu’il y a quelque chose à faire à moyen terme autour de Santa Mila, elle prend la décision de se lancer à son compte et de s’installer vraiment à Lille, la vie de ses études où résident ses meilleurs amis, et qui n’est qu’à 1 heure de l’océan.

Mais pas question de sauter sans filet, Laure ne quitte pas son job sans rien: « avec mon blog je m’étais constitué un réseau avec  des contacts dans des magazines qui ont accepté de me prendre à la pige ». En parallèle, elle exerce des petits boulots alimentaires, tout en prenant le temps de se consacrer à son blog, et de suivre une formation de yoga de 300h à Bali. Petit à petit elle arrive à retirer les missions chronophages qui lui plaisent moins, et  à vivre de ses événements et ateliers bien-être, ses  cours de yoga et en produisant du contenu pour des marques.

Pas toujours évident de tout mener de front quand on lance son entreprise en solo, et pour s’organiser entre les ateliers et retraites autour de « l’expérience Santa Mila », les cours de yoga à préparer, les déplacements, la communication et les réseaux, le blog, et tout ce qui relève de l’administratif et de la compta, Laure essaye d’être rigoureuse au niveau de l’organisation, et glane des conseils d’entrepreneuses en écoutant différents podcasts (Le Gratin, Le Bureau, Génération XX…).

Depuis peu elle a même appris à déléguer, en faisant appel à des freelances notamment pour les photos et la communication autour de ses événements.

Bien qu’elle tienne son blog depuis 2013, Laure souhaite proposer avec son livre Ocean Therapy   un concentré des thématiques qu’elle aborde sur Santa Mila, qui soit facile à emporter avec soi sur la plage, dans un parc, ou ailleurs dans la nature: « J’y parle de mes sports plaisirs, de voyages, donne des recettes simples et saines, et j’aimais l’idée que cela soit regroupé dans un livre afin de se couper des écrans. De plus, je m’y livre plus que dans le blog en parlant de ma vie et de mon éducation » explique Laure. Pour l’écrire, elle s’est même offert une semaine complète chez des amis en Bretagne pour se couper du reste et travailler d’arrache-pied sur son ouvrage: « J’ai adoré l’écrire, certes je n’ai pas employé de grandes tournures de phrases mais j’ai écrit de manière naturelle et cela m’a permis de prendre du recul et comprendre ce que certaines choses de mon enfance m’ont apporté » ajoute t-elle.

Prochaines étapes? Continuer à se former encore et toujours, que ce soit dans le secteur du yoga, du bien-être et du digital pour aller plus loin dans ce qu’elle peut proposer,  développer plus d’ateliers globaux  autour du yoga, et multiplier les séjours « Ocean Therapy » en France et à l’étranger: « Je crois beaucoup au pouvoir de la relaxation qu’apporte l’océan mais également aux bienfaits de l’air iodé sur le corps et l’esprit. Pendant ces séjours je présente des sports autour de l’océan de manière à ce qu’ils soient accessibles à tous, je donne quelques cours de cuisine pour apprendre à reproduire chez soi des recettes simples et équilibrées, et on apprend à  fabriquer des produits cosmétiques naturels. J’impose même des phases de détox digitale afin que chacun(e) puisse se connecter à la nature ».  A l’inverse d’une quête de perfection, l’objectif de Laure et de son expérience globale « Santa Mila »est que chacun puisse trouver comment il fonctionne et prendre soin de soi de manière personnalisée. Tout un (beau) programme!

retrouvez Laure sur son compte Instagram @santamila_  et toutes les infos sur ses séjours Ocean Therapy @myoceantherapy

 

Reconversion professionnelle: Charly et les études en diététique

A 34 ans et avec un enfant à charge, Charles décide de retourner sur les bancs de l’école pour suivre  des études de diététique, en parallèle de son activité journalistique. Presque 3 ans de dur labeur, d’organisation millimétrée et de fatigue, mais pour la bonne cause! Rencontre.
Comment t’est venue cette envie de reconversion?

A l’époque j’étais responsable d’un magazine féminin sur le sport et le bien-être, et lorsqu’il y a eu un licenciement économique, je me suis dit que les indemnités que j’allais toucher allaient peut-être pouvoir me financer une formation. J’étais passionné de sport et j’avais vraiment envie d’aider les autres d’un point de vue santé, du coup j’ai eu envie de faire coach sportif. J’ai  repéré les écoles, je me suis préparé pour passer les tests physiques, mais plus je soulevais des charges, plus j’avais mal (dos, genoux…). Je me suis dit que c’était peut-être un message. J’ai donc décidé d’écouter ce que me disait mon corps. C’était la nutrition qui me passionnait le plus dans le bien-être. Je regardais des documentaires, lisais des bouquins et des enquêtes, sans jamais me lasser. J’ai donc fait le grand saut !

 As-tu eu des réticences?

Pour un BTS diététique il faut au moins deux ans d’études et pour un Bachelor en nutrition il faut compter trois ans, le tout sans alternance donc sans rémunération. Et ça, quand on a un loyer et un enfant à nourrir, cela pèse dans la balance. Finalement je me suis décidé à faire le grand saut: en parallèle de mes piges en journalisme, je me suis inscrit en Bachelor Nutrition qui avait le tronc commun avec le BTS diététique et qui me semblait plus complet; l’objectif étant aussi de passer le BTS en candidat libre.

Comment se sont déroulées ces 3 ans d’études?

Le moins que l’on puisse dire c’est qu’elles ont été bien remplies! J’ai jonglé entre mes articles en presse, la rédaction de trois livres, et m’occuper de mon fiston, avec des cours qui se déroulaient à l’école de 8h30 à 17h15 voire 18h45 selon les jours. En rentrant, je préparais le dîner et vérifiais les devoirs de mon fils, puis je travaillais de 22h à minuit environ. Il y a des moments où j’ai serré les dents et où la fatigue a pris le dessus esquintant un peu ma santé au passage, mais la motivation m’a aidée à tenir.

As-tu eu envie d’abandonner?

Au bout de deux mois j’ai été voir le directeur de l’école pour lui dire que j’arrêtais, car je ne comprenais rien en cours et que je me sentais dépassé. J’ai pris deux jours de réflexion et j’ai décidé de m’accrocher et de montrer à mon fils que la vie n’est pas toujours linéaire et que parfois c’est difficile, mais qu’avec de la motivation on peut aller jusqu’au bout.

T’es-tu senti en décalage avec les autres étudiants?

Retourner sur les bancs de l’école à 34 ans est une drôle d’expérience! Moi qui suis devenu papa à 23 ans, ça a un peu réactivé une partie de ma vie, car c’est précisément l’âge qu’avaient mes nouveaux camarades de classe. Même si nous ne regardions pas les mêmes programmes à la télévision ou que nous n’avions pas les mêmes problématiques, j’ai trouvé cela rafraîchissant. J’ai mis un peu de temps à trouver le bon positionnement, d’autant que le jour de la rentrée un étudiant m’a demandé s’il devait m’appeler « monsieur » et me vouvoyer!

Quelles sont les prochaines étapes?

J’ai obtenu mon BTS diététique, et en septembre je soutiendrai mon mémoire pour valider mon Bachelor en nutrition. J’aimerais ensuite pouvoir développer une activité de consultant ou de formateur, tout en proposant des articles de presse spécialisés dans ce domaine.

Que conseillerais-tu à une personne avec des responsabilités et une famille à charge qui souhaiterait se reconvertir professionnellement?
Bonne question. « Les responsabilités nous rendent-elles prisonniers de nos existences »? Vous avez trois heures !
Plus sérieusement, les conseilleurs sont rarement les payeurs. Donc, à mon avis, outre le fait d’être bien aligné et que ce changement vous rapproche de vos aspirations profondes, le plus important est d’avoir confiance en soi, en les autres, et en son projet. Ce qui ne veut pas dire : « je suis sûr de moi, c’est bon, j’y vais ». Pour ma part, cela signifie bien sûr d’avoir une approche lucide sur les paramètres que l’on maîtrise (est-ce que j’ai besoin d’une formation pour changer ? Est-ce que je peux me faire financer en partie ma formation? Quel temps que cela va mettre? Etc. Ensuite il faut accepter d’y aller, y compris lorsque vous ne maitrisez pas tout. Il y aura toujours des obstacles, des gens pour vous dire que « ça ne marchera pas », que c’est « trop tard » ou « trop ambitieux ». L’important, c’est de trouver la force de continuer le chemin dans l’incertitude, dans ce mental qui anticipe et rumine, et surtout, malgré les doutes.

Retrouvez Charles sur son blog consacré à la nutrition ou sur son profil Instagram

Mike Horn: « L’aventure te fait découvrir qui tu es »

A chacun son challenge. Le sien? Relier en deux ans  l’Arctique à l’Antarctique en bateau, à pied, à ski… Bref, en terme d’inspiration et de dépassement de soi, on a trouvé notre gourou. Interview!
Est-ce que l’aventure doit forcément être spectaculaire pour être une exploration?

L’exploration c’est un style de vie, ce n’est pas juste quelque chose que je fais pendant mes vacances. Partir découvrir de nouvelles destinations, cela fait partie dans mes actions de tous les jours. Que je sois au Pakistan, aux Philippines ou en Nouvelle Zélande, finalement je fais des choses accessibles mais que les gens ne font pas. C’est-à-dire que pour moi, partout autour du monde, je suis dans  l’exploration et la découverte.

L’explorateur que vous êtes travaille en famille…

Dès que j’ai une idée je la partage avec mes filles Jessica et Annika, elles gèrent toute la partie administrative qui va de réserver les billets, à faire du repérage en passant par le financement, les visas et les assurances.  Mon frère Martin quant à lui, travaille depuis 10 ans avec moi et est responsable de la partie logistique. Dès que j’ai besoin d’une paire de chaussure, d’une tente ou d’un sac de couchage, d’un gps, de skis, je lui dis exactement ce qu’il me faut car il connait les fournisseurs et experts. Chacun de mes projets se monte en famille.

Comment choisissez-vous vos destinations?

Je m’inspire d’autres explorateurs, j’échange avec eux ou je note des idées. Les informations que j’ai  datent de 30 ans d’amitié et de connaissances d’aventuriers de la profession. Moi aussi j’ai besoin d’inspiration.

D’où vous vient cette passion pour l’exploration?

Mon père m’a appris à voir les choses  en regardant à travers les murs, et finalement ce que les autres ne voient pas. Depuis que je suis petit j’ai envie d’aller explorer ce qui m’intrigue ou me fascine, et mon père ne me freinait pas.

Faut-il laisser les enfants explorer?

Je pense qu’il faut responsabiliser les enfants, bien leur expliquer ce qui peut-être dangereux et les conséquences que les choses peuvent avoir, mais il ne faut pas les surprotéger mais plutôt les laisser découvrir, peut-être rencontrer des obstacles et voir comment ils peuvent les surmonter.

La plupart d’entre nous ne se risqueraient pas à franchir les obstacles que vous rencontrez!

Les obstacles sont là pour une raison, et il faut apprendre à les analyser, les comprendre et les surmonter. J’ai 30 ans d’expérience dans l’exploration, et c’est pour cela que j’arrive à voir un passage qu’une personne plus novice ne voit pas, que je sais quel rocher risque de tomber ou quel est le chemin le plus sécurisé.

Le secret finalement c’est quoi?

Ne pas croire que tout est impossible, mais prendre le temps d’analyser et comprendre pour ensuite évoluer. Tout est question d’apprentissage. Si on ne partage pas les obstacles on ne peut pas les surpasser, il ne faut donc pas hésiter à se renseigner, à échanger, à demander.

Hormis l’adrénaline, qu’est-ce peut nous apporter l’aventure?

L’aventure  te fait découvrir qui tu es. Dans notre quotidien urbain on peut cacher des facettes de soi et montrer qui nous devons être. Mais dans la nature si tu n’es pas toi-même, tu ne vas pas faire long feu et c’est pour ça d’ailleurs qu’il y a autant d’ émotions. Dès que l’on se retrouve seul et que l’on repousse ses limites physiques et psychologiques, on découvre qui l’on est vraiment et cela nous aidera à construire nos vies.

Est-ce que vous envisagez d’organiser des stages d’aventure ou d’exploration?

Oui tout à fait, j’adorerais cela et je vais prendre le temps de travailler là dessus.  Moi je veux motiver les gens à vivre des expériences qu’ils n’ont jamais vécues.

Retrouvez Mike Horn aux côtés d’Arnaud Ducret ce jeudi 27 octobre sur M6 à 21h dans l’émission Cap Horn, où l’explorateur emmène le comédien aux Philippines sur une partie de son grand projet Pole2Pole qui lui fera relier le pôle Nord au pôle Sud. L’occasion pour vous de découvrir à quoi ressemble le quotidien d’un explorateur et les capacités physiques et mentales que cela exige. 

J’ai fait le Norseman: un triathlon de l’extrême!

3,8 km de nage dans un fjord, 180 km de vélo avec 5 cols à franchir, et 42 km dans les montagnes sauvages de Norvège, tel est le challenge XXL que Pierig a relevé.

Jamais je n’avais poussé mon corps et mon esprit aussi loin. Jamais je n’aurais pu y arriver sans ceux qui étaient à mes côtés. Le Norseman vous marque à vie, bien au delà du défi accompli. 

Le réveil est réglé sur 1:00 mais je n’en ai pas besoin, j’ai les yeux bien ouverts  lorsque après deux heures de sommeil à peine, la bande-son du roi lion (ce n’est pas mon téléphone ☝🏻) résonne et réveille doucement la maisonnée.

« You can jump into the fjord now »

Ma compagne Sophie et ma sœur Yuna sont mes « supports » officiels ; mon meilleur pote Mathieu (qui m’a fait la surprise de venir) va prendre le volant et tous les trois vont m’accompagner, me ravitailler, me soutenir pendant toute la course avec une énergie totalement folle ! J’ai en plus 3 amis qui suivront sur le parcours dans une seconde voiture. Je profite de la petite heure de route jusqu’à Eidfjord pour méditer – non sans mal –  et visualiser les moments clés de la course tels que je les imagine, sans savoir que le scénario établi va vite déraper…

Vers 3:15, je dépose mon barda et le vélo à l’emplacement prévu dans l’aire de transition, à la simple lumière de quelques frontales. Le temps file, l’adrénaline ne me quitte plus et je me concentre pour profiter de l’instant présent, enregistrer chaque petit détail, savourer la chance que j’ai pendant que je me dirige vers le ferry, la combinaison à moitié enfilée, tout en souriant pour que Sophie ne pense plus à l’orque aperçue la veille dans le fjord 😂.

À 4:00 et alors que l’attente terrible commence, le ferry fend tranquillement les eaux froides d’Eidfjord vers la zone de départ quelques 4km plus loin. Je reste au chaud dans la cabine, mange un peu, échange quelques mots et tente un échauffement plus rassurant qu’efficace.

À 4:45, tous les participants sont sur le pont, anonymes en néoprène sombre et bonnet jaune, dans une ambiance insaisissable. Une voix grave annonce au micro, tel un couperet:  » You can jump into the fjord now ».

Crédit photo: Isklar Norseman Xtreme Triathlon

Les images de cet instant sont célèbres, mais rien ne saurait préparer à ce que l’on ressent au moment de sauter de plusieurs mètres pour rejoindre la ligne de départ à une poignée de brasses. Je reste tranquillement à l’arrière avant de m’élancer, pour réduire le temps passé dans l’eau fraîche et profiter de cet instant magique. Dans ma tête ça résonne: 3,2,1 goooooo !

3,8 km de natation et l’assaut des crampes

L’eau est froide mais pas glaciale, pas une ride ne vient déformer sa surface. Je lance quelques sprints pour lancer la machine, et à peine le temps de venir me placer que le puissant signal sonore du ferry retentit à 5:00 tapantes.

Je m’applique autant que possible sans être gêné par les concurrents, sans savoir encore que la plupart sont déjà devant. Je ne suis pas un grand nageur. Malgré tout, j’ai de bonnes sensations et le grand feu allumé au fond du fjord permet de se repérer facilement alors que le jour pointe timidement.

A mi-parcours, surprise : des crampes m’assaillent sans cesse, rendant impossible les battements de jambes plus de quelques secondes et creusant un large fossé avec les concurrents, dans lequel s’enfonce mon moral. (J’ai vraiment cru à ce moment que l’aventure allait s’arrêter là, après moins d’une heure de course). Je me demande pourquoi ça m’arrive, je cogite, me mets sur le dos pour soulager la douleur des muscles contractés, avant de me ressaisir très vite. J’ai tout le temps de rattraper le retard pris ici et je sais qu’il y aura d’autres difficultés, je m’y prépare depuis 7 mois.

Après 1h20, je sors enfin de l’eau, un peu étourdi mais heureux de retrouver Sophie qui m’aide à me changer entièrement à peine arrivé à mon emplacement. J’ai fait le choix du confort, quitte à prendre quelques minutes supplémentaires. Il va quand même falloir passer 180km, 5 cols et 3500m de dénivelé positif sur la selle ! J’essaie de ne rien oublier et forcément c’est sans la puce GPS que je parts à l’assaut du premier col, sous les encouragements des amis déjà là et plus motivés que moi à cet instant ! Je suis sorti de l’eau 160è, la place exacte qu’il me faut garder pour espérer obtenir le « black t-shirt ». Je sens les séquelles des crampes. Tout reste à faire.

180 km de vélo, 5 cols à franchir, et des moutons kamikazes

La première ascension est aussi la plus difficile: 35 km sans répit avec des pourcentages parfois indécents, une « old road » étroite et glissante, de longs tunnels et une température en chute libre. Contre toute attente je fais voler en éclats les incertitudes des débuts. Je récupère rapidement ma puce grâce à ma team – non sans frayeur – et parvient à reprendre 25 places en arrivant à Dyranut, frigorifié mais en pleine forme, à nouveau confiant pour aller chercher ce fameux t-shirt ! Commence alors un long périple à travers les paysages sublimes du Parc National de Hardangervidda, alors que le soleil, la pluie battante et le vent contraire se succéderont créant une amplitude thermique parfois surprenante.

Crédit photo: Isklar Norseman Xtreme Triathlon

Hormis une collision évitée de justesse à plus de 60kmh avec quelques moutons qui souhaitaient traverser, je passe cette épreuve sans trop d’encombres, gagnant des places dans les cols pour toutes les reperdre dans les descentes 😂. J’ai juste besoin que ma team soit là plus souvent que ce que j’avais prévu initialement, tant leur présence me réconforte à mesure que les difficultés arrivent, sans parler des ravitaillements qu’ils m’apportent à la perfection. Ils doivent être épuisés mais n’en laissent rien paraître. Le public Norvégien et les autres équipes sont aussi solidaires quelque soit l’athlète qui passe, une touche de motivation supplémentaire. J’arbore encore un large sourire.

7h plus tard environ, je pose le vélo dans une zone de transition qui ressemble plus à un champ débroussaillé à la hâte. L’air s’est largement réchauffé et j’ai très envie à ce moment d’aller m’allonger dans l’herbe plutôt que de partir pour un marathon ! Mon crew est bien là, chacun à son poste 😊.

Ma compagne et ma sœur m’assistent avec une efficacité digne des stands de F1, et après un second changement de tenue de la tête aux pieds, je n’ai plus qu’à reprendre la route en me répétant bien que c’est ma partie, celle d’où je viens, la course à pied.

Une bénévole tend un panneau à la sortie de la zone: je suis 160è, ce n’est pourtant pas une blague que l’on me fait. Tout reste à faire.

Walking dead marathon

Il est bientôt 14:00 et je fais mon possible pour ralentir le rythme sur cette première partie « presque » roulante, saisi par l’euphorie, la confiance et ma team de folie qui m’encourage sans compter, à gorge déployée 😊. Ils seront là presque chaque kilomètre au début, puis tous les 500m parfois, je n’ai plus besoin de porter quoi que ce soit. Sophie et Yuna sont là, prêtes à répondre à n’importe quel besoin, les bras chargés, courant à ma rencontre pour éviter que je n’attende. Mathieu gère les arrêts, me tient informé du classement, joue les DJ selon mes envies. Ils sont exceptionnels.

Je me répète que je dois tenir bon jusqu’au 25è km avant d’attaquer « Zombie Hill » – fameuse portion de 7km de virages à 10% d’inclinaison, avant le finish intermédiaire pour le black t-shirt – où je pense pouvoir souffler un peu en passant de la course à la marche. Il fait vraiment chaud désormais et j’ai dû mal à faire abstraction des douleurs diffuses dans les jambes.

Jusqu’au 20è km je suis sur un rythme régulier et je passe progressivement 18 concurrents sans céder la moindre place , je sais que bientôt je verrai le mont Gaustatoppen se dresser devant moi au détour d’un virage, de mes propre yeux cette fois-ci !

Mais c’est là, après bientôt 11h d’effort, que ma course bascule. Je m’arrête 10 secondes pour resserrer un lacet et lorsque je me relève, je suis pris de vertiges et j’ai la nausée, paralysante. Je repars groggy après quelques instants en contemplant impuissant mon allure ralentir. Je cours toujours mais je n’arrive plus à m’alimenter, rien ne passe à part l’eau sucrée que ma compagne me force à prendre régulièrement pour éviter une défaillance qui mettrait fin à l’aventure. Mon sourire s’est effacé.

J’alterne bientôt marche et course au gré de contractures violentes qui me font serrer les dents, je verse une larme à la vue du géant qui s’élève enfin face à moi. Je demande à ma team que l’un d’entre eux m’accompagne dans la montée de Zombie Hill comme le règlement l’autorise, ce n’était pas prévu mais j’en ai besoin. Yuna n’hésite pas une seule seconde, elle est là à m’attendre quand j’arrive enfin au 25è kilomètre, à la 145è place avec une avance que j’estime confortable. Et je comprends maintenant : les zombies sont en effet nombreux sur cette route.

Commence alors la partie la plus difficile de ma course, et certainement de ma vie de sportif amateur. Je mets un pied devant l’autre, je tais mon manque de lucidité à mes proches, je ne me retourne même plus, sentant juste la pression monter alors que plusieurs concurrents me reprennent en marchant, sans que je ne puisse réagir. Ma sœur est incroyable, elle me parle, me motive, détourne mon attention de la douleur, m’asperge d’eau et cherche à me faire de l’ombre lorsque le soleil brûle. Car il brûle. 26 degrés sans un souffle d’air, sans que l’inclinaison de la route ne laisse le moindre répit.

Sophie prend le relai au 30è km pour les 2 derniers kilomètres car je lâche du terrain et elle sait qu’il faut agir, vite. Je suis 155è désormais et ça revient derrière.

Elle n’aura alors cesse de me pousser, me rappeler les raisons qui m’ont amenées ici, les quelques minutes d’effort qu’il me faut consentir pour enfin accéder à mon but. Je réalise soudain que ça doit être terrible pour elle, voir ma souffrance et me pousser à aller plus vite, ne rien lâcher. Elle qui m’a fait promettre de dire stop si elle jugeait que j’avais atteint mes limites. Elle le fait pour moi, alors que je suis déjà bien au-delà. J’accélère à nouveau, grâce à elle.

À 600m de l’arrivée, j’ai le (bon) réflexe de me retourner, et je garde en mémoire l’image d’une meute à mes trousses, des concurrents qui se mettent à courir derrière moi ! Jamais je ne baisserai les bras, pas après tout ce que j’ai enduré, pas après ce que je viens de partager. Je donne l’ordre à mes jambes de courir, je déconnecte des coups de poignards ressenti à chaque foulée, je reprends des places et entends ma sœur de nouveau à mes côtés hurler de joie sans se rendre compte qu’elle court aussi ! Encore un virage, 100 mètres, la fanfare sur le bord de la route qui exulte, voilà j’y suis ! La Directrice de Course me félicite et me confirme officiellement que j’ai le droit de prendre la route qui mène en haut du Gaustatoppen, synonyme de black t-shirt ! J’ai alors le temps de savourer quelques instants avec tous ceux qui m’accompagnent, c’est intense et inoubliable. Sans eux, je ne serais pas là.

Il me reste encore 10km à parcourir – 5km « faciles » et bitumés que j’arpente en solitaire cette fois – et le reste dans des dénivelés très élevés, avec la roche, le vent et ma compagne comme complices. En effet c’est à deux que ce dernier rempart doit être affronté pour des raisons évidentes de sécurité. On approche les 2000m d’altitude, la nuit va tomber et la météo peut basculer en un rien de temps, sans parler de la fatigue. Je prends tout mon temps pour retrouver Sophie qui m’attend au check-point du 37è km, qu’elle a rejoint en navette un peu plus tôt. Les bénévoles présents sont d’une gentillesse touchante, et après vérification du matériel obligatoire, on s’élance à l’assaut de la montagne dans ce qu’elle a de plus sauvage.

Cette dernière ascension est aussi sublime qu’interminable ! Mais j’ai retrouvé mes esprits et malgré les jambes lourdes, je grimpe avec le sourire, sans pression, main dans la main avec celle que j’aime, sous les encouragements de chaque spectateur croisé. Quelques portions sont très techniques, le sentier souvent inexistant et la température chute sensiblement. Mais quel panorama incroyable ! C’est 1/6è de la Norvège éclairée par les derniers rayons du soleil qui se dévoile à nous quand à 21:15, après plus de 16h de course, nous franchissons ensemble la ligne d’arrivée 😬 ! Le temps s’arrête alors, une émotion indescriptible nous submerge, bonheur incommensurable quel l’on savoure autour d’une soupe salvatrice. Il est bientôt temps de prendre le chemin du funiculaire creusé dans la montagne pour rejoindre notre joyeuse troupe et se détendre comme jamais depuis des semaines, enfin.

Je suis finalement classé 160è. Je suis « black finisher ». Je suis un Norseman.

Comme Mathilde: Osez voyager seul(e)!

A 30 ans, Mathilde Meteyé  compte à son actif un tour du Pacifique de 12 mois et plusieurs voyages en solo. A chaque fois elle en est revenue enchantée et riche de rencontres et d’échanges. Rencontre avec une baroudeuse inspirante.
 Quel a été ton déclic pour oser voyager seule ?

Mathilde Météyé: Un coup du destin ! Je devais me rendre au Costa Rica avec une amie, qui deux jours avant le départ, m’a appris qu’elle ne pourrait finalement pas partir. Rien n’avait été organisé, nous avions juste pris les billets. Tant pis, j’avais quand même une folle envie d’y aller, et je me sentie très excitée à l’idée d’aller droit vers l’inconnu en solo. J’ai bien fait car ce voyage a été l’un des plus mémorables de mon existence. J’ai vécu le moment présent comme jamais ! Il fallait donc que je renouvelle l’expérience, et ayant depuis toujours cette envie de voyager sur du long terme, j’ai réalisé mon rêve : partir un an à la conquête du Pacifique!

Qu’est-ce qui est différent lorsque l’on voyage seule ?

 La Liberté ! Celle de choisir quand, comment, quoi et avec qui ! Lorsque l’on est en quête d’aventures, il n’y a pas mieux ! Tout semble possible.

La solitude doit pourtant se faire ressentir…

 Voyager seul n’implique absolument pas de sentiment de solitude ; je pense qu’on peut se sentir bien plus seul dans un groupe, que lorsque l’on part à l’autre bout prêt à s’ouvrir à L’Autre, et à rencontrer l’inconnu. Durant mon Tour du Monde, où je suis partie seule, je n’ai finalement été qu’à de rares moments seule. Et quand on est en phase avec soi-même, bien dans sa peau, les quelques moments de solitude permettent la réflexion, une prise de recul, et une forme de méditation ; ce qui qui, je pense, est  très sain.

Y a-t-il des destinations qui se prêtent plus à un voyage seul(e) ?

Clairement ! Malheureusement quand on est une fille, le facteur sécurité est vraiment à intégrer, pour que l’expérience se passe bien. Pour ma part, la zone choisie du Pacifique portait à merveille son nom, et j’ai été témoin pendant une année de la bonté humaine, et du fait que l’on peut vivre dans un climat de confiance et d’entraide – à la différence de nombreux autres endroits du monde. Je sais que je ne partirai pas seule en Inde, ni dans certains pays d’Amérique du Sud par exemple.

Qu’as-tu appris de tes voyages ?

 Qu’il faut vivre ! Qu’il ne faut pas perdre une seconde pour faire ce qui nous tient à coeur. Qu’il faut dire OUI à la vie ! J’ai aussi appris ce qu’était de faire confiance, aux autres comme à soi, ainsi que le sens des priorités. Je n’oublierai jamais la paix intérieure avec laquelle je suis revenue de mes douze mois de voyage.

Que conseillerais-tu à quelqu’un qui n’ose pas voyager seul(e) ?

 De se lancer bien sûr. On y apprend toujours quelque chose. En commençant par un « petit format » : pas très loin, ou sur une durée relativement courte.

 

Retrouvez Mathilde sur son blog 

 

Maman, salariée à plein temps, et triathlète!

Alexandra a la trentraine, est amoureuse, élève une adorable blondinette de 5 ans, occupe un emploi à plein temps, et prépare le Half Iron Man de Vichy pour fin août. Surhumaine? Pas forcément, mais plutôt passionnée et organisée.
Le déclic

Alors qu’elle comptait quelques marathons à son actif, Alexandra assiste l’année dernière à une conférence de Marine Leleu au Salon du running. L’athlète y parle de triathlon, et plus précisément de l’Ironman 70.3 appelé aussi le Half-Ironman qui consiste à parcourir 1,9km en natation, 90 km de vélo et 21 km de course à pied. La voir raconter son expérience avec autant d’étoiles dans les yeux pousse Alexandra à en faire son prochain défi. Dans un an, elle prendra le départ de l’Ironman 70.3 de Vichy.

Préparer un triathlon est exigeant.

L’entrainement

Habituée à effectuer 3 sorties par semaine de course à pieds, Alexandra a commencé à alterner avec des longueurs en piscine (avec une technique apprise sur vidéo) et à intégrer des sorties vélos.

Sur une semaine, elle arrive donc à 3 séances de natation, 2 sorties en course à pied, et 2 entrainements de vélo, ces derniers étant les plus difficiles et contraignants.

 

La clef de la réussite? L’organisation!

A t-elle eu envie de rejoindre un club de triathlon? Non, trop difficile pour cette maman de pouvoir se plier au planning exigeant des entrainements imposés.

En revanche, Alexandra a intégré avec joie la « team Compex » qui lui permet de bénéficier de conseils et de suivis, tout en étant stimulée par l’effet de groupe qui se retrouve sur certaines courses ou entrainements.

L’alimentation

La toute nouvelle triathlète avoue qu’avant de débuter l’entrainement, côté alimentation elle s’était plutôt laissée un peu aller.

Mais pour pouvoir tenir le rythme et adapter son corps aux séances, Alexandra a petit à petit donné la part belle aux protéines, limité les sorties, et choisi de se préparer une gamelle pour les déjeuners au bureau: oeufs, viande, poisson, légumes et fruits,  mais pas de pâtes ou de riz blanc. En revanche, une à deux fois par semaine elle s’autorise une pizza ou un fast food avec sa fille, histoire de ne pas être frustrée!

L’organisation

Le vélo est souvent le plus difficile.

Depuis quelque semaines qu’elle est entrée dans le gros de l’entrainement (l’Iron Man de Vichy ayant lieu le 25 août), Alexandra a du remonter son réveil pour pouvoir concilier séances de sport, vie de famille et travail.

Du coup, elle se lève à 5h du matin pour caser ses deux heures de vélo (avec un ravito) ou son heure de course à pieds, se douche et prend le petit-déjeuner avec sa fille qui se lève à 7h30.

Il est ensuite rapidement l’heure de la déposer à l’école et de filer au bureau en trottinette.

 

Triathlète oui mais maman avant tout

 

 

La pause déjeuner est réservée à la natation, et à 18h15 elle récupère sa fillette à qui elle consacre tout son temps jusqu’à 20h, avec le bain, les jeux et le dîner.

C’est d’ailleurs sur cette plage horaire là que son compagnon en profite pour lui aussi faire un peu de sport, avant que les amoureux profitent ensuite de leur soirée ensemble.

Certes, l’extinction des feux se fait à 23h maximum, mais se lever (très!) tôt permet à Alexandra de s’investir dans le sport tout en prenant le temps de profiter de ses proches.

Ses mots d’ordre pour se mettre au triathlon

L’envie, l’organisation, la régularité et la progression!!!

Alors, prêts à vous y mettre?

Vous pouvez retrouver Alexandra sur son compte Instagram Happy_tri_friend

 

 

Justine Andanson la « maman-preneuse »

A 30 ans et quelques printemps, Justine Andanson est chef(fe) d’entreprise, épouse et maman, et même sportive le midi. Bien dans ses bottines, elle semble aujourd’hui avoir trouvé un équilibre qu’on lui envie en secret. 

 Si vous avez besoin d’un coach de poche à  toujours avoir avec vous, qui se comporte un peu comme la copine dont vous avez besoin pour vous motiver sans vous faire la morale, Justine Andanson a la solution adéquate. Depuis janvier, elle a mis au point avec son équipe, Objectif Super Nana un programme de life coaching via Messenger, participatif et ludique, qui imite de vraies conversations entre filles pour leur permettre de disposer de séances de sport et de méditation ainsi que de recettes ou autres astuces dites « lifestyle ».

En parallèle, Justine propose des événements réguliers Trucs De Nana mêlant sport et ateliers thématiques.

Le début de l’entreprenariat 

Pour Justine, l’aventure entreprenariale commence en 2006 à son retour d’Australie. Encouragée par son compagnon développeur (devenu son mari depuis), elle lance le site mobile Trucs De Nana qui dispense des conseils et astuces de tous genres.

7 ans plus tard, l’audience n’ayant cessé de grossir et apportant avec elle publicités et partenariats, Justine monte sa société avec Marie la maman d’une copine, et Trucs De Nana devient un webzine participatif auxquels viennent se greffer des événements sportifs et bien-être.

Le télétravail c’est l’avenir

Toute jeune startup, Trucs de Nanas compte 5 membres dans son équipe, et pour Justine il est indispensable que chaque employé s’investisse et soit respectueux envers ses collègues : « On doit pouvoir compter les uns sur les autres et bien s’entendre, et pour ça il ne faut pas hésiter à discuter » explique la chef(fe) d’entreprise qui n’a pas hésité à mettre en place le télétravail : 

« Marjorie travaille de chez elle en province et vient deux fois par mois à Paris, moi-même je fais beaucoup de télétravail car j’ai deux enfants, du coup avec l’équipe on travaille énormément sur skype ou par téléphone et il n’y a jamais eu de problème, pour moi le télétravail c’est l’avenir ».

Travailler certains jours à la maison ou choisir ses horaires d’arrivée et de départ du bureau, permet à cette « maman preneuse » comme elle aime se définir, de pouvoir assurer et s’épanouir professionnellement comme personnellement.

Car comme nous le savons tous, cet équilibre n’est pas toujours évident à trouver et surtout à préserver. Du coup Justine reste relativement souple sur les horaires des membres de son équipe, qu’elle estime à-même de décider de leurs heures au bureau, du moment que le travail est fait et qu’ils soient présents lors des micro-réunions, dont elle n’est pas une grande fan et qui par conséquent ne sont pas légion.

S’organiser et déléguer

Comment arrive-t-elle à jongler entre sa vie de femme, d’épouse, de maman et de cheffe d’entreprise ? En s’organisant évidemment ! « Il faut dédier des moments dans la journée aux activités chronophages comme le traitement des mails ou les comptes, sinon on se laisse envahir et ralentir », conseille-t-elle, n’hésitant pas à  couper son téléphone laissant filtrer seulement les appels concernant ses enfants comme l’école ou la crèche

Autre point important que met en avant Justine : savoir déléguer et faire confiance, quitte à expliquer ce qui ne va pas et pourquoi. Et selon elle, reconnaître ses torts quand on en a et valoriser son équipe reste primordial pour que chacun puisse avancer et s’épanouir dans l’entreprise.

Une question d’équilibre

Et il en va de même à la maison : « Il faut communiquer avec son partenaire pour ne pas laisser de places aux non-dits et se comprendre et se soutenir » affirme-t-elle avant de souligner l’importance  de dégager du temps pour le passer avec l’autre.

Le temps, cette valeur précieuse, Justine met aussi un point d’honneur à en prendre un peu pour elle, en faisant du sport entre midi et deux par exemple, mais surtout avoue-t-elle, pour retrouver ses copines autour d’un café ou d’un apéro, histoire de décompresser et gossiper.

La voilà donc la recette magique: Métro, Boulot, Renfo, Apéro, Dodo !

24h avec Maxime Guény

Il mène une vie à 100 à l’heure, entre ses activités journalistiques, la préparation de ses interventions sur Touche Pas à Mon Poste et le tournage de l’émission. Si les journées se suivent mais ne se ressemblent pas toujours, il règne toujours un seul mot d’ordre: la productivité!

Pour Maxime la journée commence à 6h58 lorsque son réveil s’allume au son d’Europe 1. Pourtant ce n’est que 30 minutes plus tard, après avoir pris le temps d’écouter les infos et de se réveiller tranquillement, qu’il pose les deux pieds hors du lit. Le rituel du petit déjeuner s’articule autour d’un thé (ayurvédique précise-t-il), d’une banane, et souvent d’un pain au chocolat acheté au radar à la boulangerie.

Une petite douche pour terminer de se réveiller, un passage obligé sur les mails et les commentaires sur les réseaux sociaux, et à partir de 9h15 Maxime commence à caler des interviews : journaliste spécialisé en presse télé, il continue d’écrire pour Media +, Téléstar Jeux et Ciné Télé Revue (un magazine belge) bien qu’il officie tous les soirs ou presque, sur le plateau de Touche Pas A Mon Poste (TPMP pour les initiés): « Il est essentiel pour moi de conserver une activité journalistique dans la mesure où je peux disparaitre de l’antenne du jour au lendemain » explique-t-il.

 

Journaliste, ce grand fan de Tintin a toujours voulu l’être pour partir à l’aventure et rencontrer des gens. « D’une certaine façon c’est ce que je fais, même si je suis plutôt dans le domaine du divertissement », rappelle- t-il.

Comme beaucoup de journalistes « pigistes » ou à leur compte, Maxime jongle avec différentes collaborations et doit faire preuve d’organisation pour tout mener à bien. Décryptage et rédactions d’interviews, conférences de presse, interviews par téléphone, échanges de sms toute la journée avec l’équipe de TPMP concernant les sujets du soir à préparer, il savoir composer avec les différentes obligations de la journée, qui ne sont pas toujours les mêmes.

Et au milieu de tout cela, une pause quand même le midi pour aller chercher une salade ou un bo-bun, car niveau cuisine par contre, Maxime confesse « ne savoir que réchauffer la soupe ». (mais « bio la soupe »).

A 17h il saute dans un Uber direction Canal Factory à Boulogne où Touche Pas A Mon Poste est tourné. S’en suivent les étapes stylisme, maquillage, coiffure et dernier brief, avant d’être à l’antenne de 19h à 21h.

 

S’il ne sort pas après, il rentre tranquillement chez lui et visionne ses interventions « non pas par ego mais pour me perfectionner », histoire d’améliorer tout ce qui peut toucher à la diction ou la gestuelle, car « rien n’est acquis et il faut être extrêmement rigoureux ». Quelques coups de fil par-ci par-là, une série « Un bon vieux Columbo » (oui oui l’inspecteur, pas le plat)et au lit.

Ses recettes miracles pour garder la forme avec ses semaines chargées ? Des huiles essentielles qu’il considère comme des boosters naturels, faire ce qui le passionne (notez que le mercredi soir il anime en plus une émission de radio en direct de VL), les week-end en Provence chez ses parents qui lui permettent de s’oxygéner et se ressourcer, et se divertir en allant voir des spectacles pour se changer les idées. Et le sport dans tout ça ? « J’avoue avoir résilié mon abonnement faute de temps, mais je vais peut-être participer à Fort Boyard donc je vais m’y remettre pour me préparer ! »