Entreprendre

Oriane et Élodie lancent Maison Plouf, une lessive écologique et personnalisable

Elles en rêvaient, elles l’ont fait. Oriane et Élodie, la trentaine et toutes deux mères de famille, ont fait le grand plouf en quittant leur CDI respectif et en développant leur lessive qui casse les codes esthétiques  des détergents, et est naturelle à 99,3% . Rencontre.
Comment est né le projet de Maison Plouf

Oriane: en tombant enceinte je me suis mise à faire attention à ce que je mangeais et à ce que je mettais sur mon corps pour protéger mon bébé. J’ai donc commencé à changer mon mode de consommation et je me suis intéressée à la composition des lessives.

Élodie: maman de deux enfants, je passe beaucoup de temps à faire des  machine à laver, et je n’arrivais pas à trouver une lessive qui soit respectueuse de l’environnement et facile à doser. Avec Oriane nous échangions beaucoup là-dessus, allant même à tenter de fabriquer des lessives maison, ce qui a plutôt relevé de l’échec. Nous avons donc décidé de fabriquer notre lessive idéale.

Quelles sont les caractéristiques de Maison Plouf?

Élodie: notre lessive est à 99,3% naturelle avec 0,7% d’une cellule respectueuse de l’Homme et de la nature, qui assure l’équilibre de la formule pour éviter les conservateurs, et qui booste l’efficacité des agents lavants. De plus, elle est facile à doser avec sa  pompe doseuse. En moyenne, une pression par kilo de linge suffit. Notre formule se veut éco-responsable  puisqu’avec un litre, 50 lavages sont possibles, et  le packaging quant à lui est recyclable.

Oriane: Maison Plouf est aussi personnalisable, car nous nous sommes rendues compte que souvent les gens avaient plusieurs bidons sous l’évier pour varier les machines. Nous proposons donc donc des petits flacons de parfums bienfaisants que nous avons élaborés avec une olfacto thérapeute.  Chaque parfum a été choisi pour ses propriétés apaisantes ou tonifiantes: par exemple un détoxiquant pour les affaires de sport, un douceur pour les affaires plus cocooning ou pour bébé, un relaxant pour les draps et les serviettes, et un plus gourmand pour ceux qui aiment donner un parfum un peu acidulé au linge.

Qu’est-ce qui vous a motivé à faire le grand plouf en quittant vos jobs respectifs?

Oriane: nous travaillions toutes les deux en marketing pour deux grosses marques de cosmétiques, L’Oréal et Guerlain. Nous étions épuisées, notamment Élodie qui avait du mal à trouver un équilibre entre sa vie familiale et professionnelle, et surtout nous ne trouvions plus de sens à ce que nous faisions tous les jours. Nous rêvions d’entreprendre depuis des années et il y a un an et demi nous nous sommes dit qu’il était urgent que nous le fassions maintenant.

Plutôt novices dans le monde de la détergence, comment avez-vous débuté?

Élodie: la première étape a été de nous éduquer nous-mêmes à travers des lectures et des recherches pour savoir de quoi étaient composées les lessives. Pour cela nous avons passé beaucoup de temps à la BNF sur des petits logiciels permettant de faire des recherches dans leurs bases de données, et avons écumé les salons. Puis nous sommes parties à la recherche de fournisseurs qui répondaient à notre cahier des charges et  échangé avec des biochimistes et des ingénieurs, jusqu’à ce que l’on trouve  le fournisseur qui était en ligne avec ce qu’on voulait faire.

Oriane:  C’était compliqué de trouver un fournisseur qui accepte de travailler avec nous sachant que nous avons des quantités de lancements qui n’existent pas encore. Venant de grandes boites nous avons été habituées à ce que que les portes s’ouvrent facilement, et là c’était fastidieux et compliqué, mais nous avons beaucoup appris. 

Aviez-vous des fonds de côté ou avez-vous démarché des investisseurs?

Oriane: nous avons fait une étude de marché et un business plan, ce qui nous a permis d’estimer quels étaient nos besoins. Nous nous sommes mises d’accord sur une certaine somme, et avons lancé une campagne de crowdfunding (NB: financement participatif) sur Ulule. Cela nous permet de ne pas avancer les fonds et les gens peuvent commander en avant-première les produits. Selon chaque pallier de franchi, nous pouvons commander les matières premières,  financer la production, lancer le site internet… Cela  minimise les investissements de départ. Quand on est tout petit on essaye de se faire connaître d’abord par l’entourage et les moyens du bord. 

Pour la communication c’est donc avec les moyens du bord?

Élodie: nous avons tout fait toutes seules, que ce soit les photos ou les vidéos ou le graphisme et l’identité visuelle. Nous avons tracté dans le secteur de La Défens  avec des petits papiers ensemencés, et organisé des after work dans des lavomatics pour présenter le produit. Nous avons également monté un système d’ambassadeurs ploufeurs pour tester et parler du produit, et démarché les influenceurs pour leur faire découvrir Maison Plouf.

Prochaine étape?

Il nous reste trois jours pour atteindre notre objectif de 300% sur Ulule afin de pouvoir lancer vraiment la production!

 

Lien pour découvrir le produit et participer à son financement en le précommandant: ici 

 

 

Reconversion professionnelle: Charly et les études en diététique

A 34 ans et avec un enfant à charge, Charles décide de retourner sur les bancs de l’école pour suivre  des études de diététique, en parallèle de son activité journalistique. Presque 3 ans de dur labeur, d’organisation millimétrée et de fatigue, mais pour la bonne cause! Rencontre.
Comment t’est venue cette envie de reconversion?

A l’époque j’étais responsable d’un magazine féminin sur le sport et le bien-être, et lorsqu’il y a eu un licenciement économique, je me suis dit que les indemnités que j’allais toucher allaient peut-être pouvoir me financer une formation. J’étais passionné de sport et j’avais vraiment envie d’aider les autres d’un point de vue santé, du coup j’ai eu envie de faire coach sportif. J’ai  repéré les écoles, je me suis préparé pour passer les tests physiques, mais plus je soulevais des charges, plus j’avais mal (dos, genoux…). Je me suis dit que c’était peut-être un message. J’ai donc décidé d’écouter ce que me disait mon corps. C’était la nutrition qui me passionnait le plus dans le bien-être. Je regardais des documentaires, lisais des bouquins et des enquêtes, sans jamais me lasser. J’ai donc fait le grand saut !

 As-tu eu des réticences?

Pour un BTS diététique il faut au moins deux ans d’études et pour un Bachelor en nutrition il faut compter trois ans, le tout sans alternance donc sans rémunération. Et ça, quand on a un loyer et un enfant à nourrir, cela pèse dans la balance. Finalement je me suis décidé à faire le grand saut: en parallèle de mes piges en journalisme, je me suis inscrit en Bachelor Nutrition qui avait le tronc commun avec le BTS diététique et qui me semblait plus complet; l’objectif étant aussi de passer le BTS en candidat libre.

Comment se sont déroulées ces 3 ans d’études?

Le moins que l’on puisse dire c’est qu’elles ont été bien remplies! J’ai jonglé entre mes articles en presse, la rédaction de trois livres, et m’occuper de mon fiston, avec des cours qui se déroulaient à l’école de 8h30 à 17h15 voire 18h45 selon les jours. En rentrant, je préparais le dîner et vérifiais les devoirs de mon fils, puis je travaillais de 22h à minuit environ. Il y a des moments où j’ai serré les dents et où la fatigue a pris le dessus esquintant un peu ma santé au passage, mais la motivation m’a aidée à tenir.

As-tu eu envie d’abandonner?

Au bout de deux mois j’ai été voir le directeur de l’école pour lui dire que j’arrêtais, car je ne comprenais rien en cours et que je me sentais dépassé. J’ai pris deux jours de réflexion et j’ai décidé de m’accrocher et de montrer à mon fils que la vie n’est pas toujours linéaire et que parfois c’est difficile, mais qu’avec de la motivation on peut aller jusqu’au bout.

T’es-tu senti en décalage avec les autres étudiants?

Retourner sur les bancs de l’école à 34 ans est une drôle d’expérience! Moi qui suis devenu papa à 23 ans, ça a un peu réactivé une partie de ma vie, car c’est précisément l’âge qu’avaient mes nouveaux camarades de classe. Même si nous ne regardions pas les mêmes programmes à la télévision ou que nous n’avions pas les mêmes problématiques, j’ai trouvé cela rafraîchissant. J’ai mis un peu de temps à trouver le bon positionnement, d’autant que le jour de la rentrée un étudiant m’a demandé s’il devait m’appeler « monsieur » et me vouvoyer!

Quelles sont les prochaines étapes?

J’ai obtenu mon BTS diététique, et en septembre je soutiendrai mon mémoire pour valider mon Bachelor en nutrition. J’aimerais ensuite pouvoir développer une activité de consultant ou de formateur, tout en proposant des articles de presse spécialisés dans ce domaine.

Que conseillerais-tu à une personne avec des responsabilités et une famille à charge qui souhaiterait se reconvertir professionnellement?
Bonne question. « Les responsabilités nous rendent-elles prisonniers de nos existences »? Vous avez trois heures !
Plus sérieusement, les conseilleurs sont rarement les payeurs. Donc, à mon avis, outre le fait d’être bien aligné et que ce changement vous rapproche de vos aspirations profondes, le plus important est d’avoir confiance en soi, en les autres, et en son projet. Ce qui ne veut pas dire : « je suis sûr de moi, c’est bon, j’y vais ». Pour ma part, cela signifie bien sûr d’avoir une approche lucide sur les paramètres que l’on maîtrise (est-ce que j’ai besoin d’une formation pour changer ? Est-ce que je peux me faire financer en partie ma formation? Quel temps que cela va mettre? Etc. Ensuite il faut accepter d’y aller, y compris lorsque vous ne maitrisez pas tout. Il y aura toujours des obstacles, des gens pour vous dire que « ça ne marchera pas », que c’est « trop tard » ou « trop ambitieux ». L’important, c’est de trouver la force de continuer le chemin dans l’incertitude, dans ce mental qui anticipe et rumine, et surtout, malgré les doutes.

Retrouvez Charles sur son blog consacré à la nutrition ou sur son profil Instagram

Comme Mathilde: Osez voyager seul(e)!

A 30 ans, Mathilde Meteyé  compte à son actif un tour du Pacifique de 12 mois et plusieurs voyages en solo. A chaque fois elle en est revenue enchantée et riche de rencontres et d’échanges. Rencontre avec une baroudeuse inspirante.
 Quel a été ton déclic pour oser voyager seule ?

Mathilde Météyé: Un coup du destin ! Je devais me rendre au Costa Rica avec une amie, qui deux jours avant le départ, m’a appris qu’elle ne pourrait finalement pas partir. Rien n’avait été organisé, nous avions juste pris les billets. Tant pis, j’avais quand même une folle envie d’y aller, et je me sentie très excitée à l’idée d’aller droit vers l’inconnu en solo. J’ai bien fait car ce voyage a été l’un des plus mémorables de mon existence. J’ai vécu le moment présent comme jamais ! Il fallait donc que je renouvelle l’expérience, et ayant depuis toujours cette envie de voyager sur du long terme, j’ai réalisé mon rêve : partir un an à la conquête du Pacifique!

Qu’est-ce qui est différent lorsque l’on voyage seule ?

 La Liberté ! Celle de choisir quand, comment, quoi et avec qui ! Lorsque l’on est en quête d’aventures, il n’y a pas mieux ! Tout semble possible.

La solitude doit pourtant se faire ressentir…

 Voyager seul n’implique absolument pas de sentiment de solitude ; je pense qu’on peut se sentir bien plus seul dans un groupe, que lorsque l’on part à l’autre bout prêt à s’ouvrir à L’Autre, et à rencontrer l’inconnu. Durant mon Tour du Monde, où je suis partie seule, je n’ai finalement été qu’à de rares moments seule. Et quand on est en phase avec soi-même, bien dans sa peau, les quelques moments de solitude permettent la réflexion, une prise de recul, et une forme de méditation ; ce qui qui, je pense, est  très sain.

Y a-t-il des destinations qui se prêtent plus à un voyage seul(e) ?

Clairement ! Malheureusement quand on est une fille, le facteur sécurité est vraiment à intégrer, pour que l’expérience se passe bien. Pour ma part, la zone choisie du Pacifique portait à merveille son nom, et j’ai été témoin pendant une année de la bonté humaine, et du fait que l’on peut vivre dans un climat de confiance et d’entraide – à la différence de nombreux autres endroits du monde. Je sais que je ne partirai pas seule en Inde, ni dans certains pays d’Amérique du Sud par exemple.

Qu’as-tu appris de tes voyages ?

 Qu’il faut vivre ! Qu’il ne faut pas perdre une seconde pour faire ce qui nous tient à coeur. Qu’il faut dire OUI à la vie ! J’ai aussi appris ce qu’était de faire confiance, aux autres comme à soi, ainsi que le sens des priorités. Je n’oublierai jamais la paix intérieure avec laquelle je suis revenue de mes douze mois de voyage.

Que conseillerais-tu à quelqu’un qui n’ose pas voyager seul(e) ?

 De se lancer bien sûr. On y apprend toujours quelque chose. En commençant par un « petit format » : pas très loin, ou sur une durée relativement courte.

 

Retrouvez Mathilde sur son blog 

 

Sandrine et Laurent: des entrepreneurs du bord de mer

Ce couple de trentenaire a choisi de lancer sa marque Friendly Frenchy  afin de vivre la vie dont il rêvait:  être libre et travailler en alliant le bord de mer et l’art de vivre à la française.  Son produit (phare) du moment? Des lunettes de soleil 100% issues du végétal et de la mer à base de coquillage. Parce qu’en plus, Friendly Frenchy est éco-responsable.
Comment présenteriez-vous la marque?

Laurent: Friendly Frenchy  symbolise l’art de vivre à la française du bord de mer.  Nous l’avons lancé en juin 2017 avec des basiques comme des draps de plage en coton bio et des handplanes pour le bodysurf.

La marque se veut également éco-responsable?

sandrine: Tout à fait, les draps de plage sont en coton 100% bio,  les handplanes  en bois reçoivent un traitement à l’huile de lin sans encre et sans vernis, et le modèle avec straps est réalisé avec des combinaisons de surf recyclées On est aussi partenaires de l’association Surf Riders qui mène des actions de protection du littoral et des océans.

L’art de vivre à la française du bord de mer.

Quels ont été vos parcours avant de vous lancer dans l’entreprenariat?

Sandrine : J’ai travaillé 7 ans en finance  avec de grandes banques internationales.  Il y a eu la crise et je suis partie voyager un an en Océanie.  A mon retour j’ai eu envie de travailler dans le sport et le développement durable et j’ai repris des études de marketing sportif en lien avec le développement durable.

Laurent: Après mes études j’ai monté une première société d’activité de décoration florale dans le sud de la France, puis je suis parti en bateau en méditerranée. En rentrant j’ai travaillé chez un traiteur événementiel parisien comme directeur clientèle et direction artistique pendant 5 ans, je gérais un gros portefeuille de clients et je travaillais avec des chefs étoilés.

Comment avez-vous gérer la prise de risque en montant votre boite?

Sandrine : J’ai gardé quelques activités de conseil en développement durable et Laurent a conservé des missions en événementiel.

Laurent:  C’est une prise de risque de se mettre à son compte, et encore plus dans le made in France car fabriquer des produits français coûte cher. C’est pour cela que nous avons préférer conserver nos activités de conseil pour financer la marque.

Des draps de plage en coton bio

Êtes-vous satisfaits de cette prise de risque?

Laurent: Complètement! Nous avons gagné ce que nous recherchions, à savoir la liberté et vivre en bord de mer. De plus nous avons rencontré beaucoup d’artisans français ce qui a été très enrichissant. Entreprendre est un choix de vie qui va également nous permettre de créer et sensibiliser.

Les entrepreneurs travaillent avec des artisans français du bord de mer.

En parlant de création et de sensibilisation, vous avez sorti une paire de lunettes 100% végétal et issue de la mer?

Laurent: Ces lunettes sont 100% bio sourcées, 100% made in France et  réalisées avec de l’huile végétale et des co-produits marins tels que des coquilles d’huitre, de moules et de saint-jacques recyclées. C’est une matière que nous avons travaillée avec un laboratoire de recherche normand. On est dans un esprit coquillages et crustacés parfait pour l’été!

Des lunettes de soleil en coquillages.

Qu’attendez-vous de demain?

Laurent: On espère que demain sera fait de découvertes et de rencontres, Friendly Frenchy c’est aussi nos partenaires, nos fabriquans, nos amis et nos familles, et c’est cela qu’on veut mettre en avant.

 

Retrouvez le site et l’eshop de la marque Friendly Frenchy ici

 

Justine Andanson la « maman-preneuse »

A 30 ans et quelques printemps, Justine Andanson est chef(fe) d’entreprise, épouse et maman, et même sportive le midi. Bien dans ses bottines, elle semble aujourd’hui avoir trouvé un équilibre qu’on lui envie en secret. 

 Si vous avez besoin d’un coach de poche à  toujours avoir avec vous, qui se comporte un peu comme la copine dont vous avez besoin pour vous motiver sans vous faire la morale, Justine Andanson a la solution adéquate. Depuis janvier, elle a mis au point avec son équipe, Objectif Super Nana un programme de life coaching via Messenger, participatif et ludique, qui imite de vraies conversations entre filles pour leur permettre de disposer de séances de sport et de méditation ainsi que de recettes ou autres astuces dites « lifestyle ».

En parallèle, Justine propose des événements réguliers Trucs De Nana mêlant sport et ateliers thématiques.

Le début de l’entreprenariat 

Pour Justine, l’aventure entreprenariale commence en 2006 à son retour d’Australie. Encouragée par son compagnon développeur (devenu son mari depuis), elle lance le site mobile Trucs De Nana qui dispense des conseils et astuces de tous genres.

7 ans plus tard, l’audience n’ayant cessé de grossir et apportant avec elle publicités et partenariats, Justine monte sa société avec Marie la maman d’une copine, et Trucs De Nana devient un webzine participatif auxquels viennent se greffer des événements sportifs et bien-être.

Le télétravail c’est l’avenir

Toute jeune startup, Trucs de Nanas compte 5 membres dans son équipe, et pour Justine il est indispensable que chaque employé s’investisse et soit respectueux envers ses collègues : « On doit pouvoir compter les uns sur les autres et bien s’entendre, et pour ça il ne faut pas hésiter à discuter » explique la chef(fe) d’entreprise qui n’a pas hésité à mettre en place le télétravail : 

« Marjorie travaille de chez elle en province et vient deux fois par mois à Paris, moi-même je fais beaucoup de télétravail car j’ai deux enfants, du coup avec l’équipe on travaille énormément sur skype ou par téléphone et il n’y a jamais eu de problème, pour moi le télétravail c’est l’avenir ».

Travailler certains jours à la maison ou choisir ses horaires d’arrivée et de départ du bureau, permet à cette « maman preneuse » comme elle aime se définir, de pouvoir assurer et s’épanouir professionnellement comme personnellement.

Car comme nous le savons tous, cet équilibre n’est pas toujours évident à trouver et surtout à préserver. Du coup Justine reste relativement souple sur les horaires des membres de son équipe, qu’elle estime à-même de décider de leurs heures au bureau, du moment que le travail est fait et qu’ils soient présents lors des micro-réunions, dont elle n’est pas une grande fan et qui par conséquent ne sont pas légion.

S’organiser et déléguer

Comment arrive-t-elle à jongler entre sa vie de femme, d’épouse, de maman et de cheffe d’entreprise ? En s’organisant évidemment ! « Il faut dédier des moments dans la journée aux activités chronophages comme le traitement des mails ou les comptes, sinon on se laisse envahir et ralentir », conseille-t-elle, n’hésitant pas à  couper son téléphone laissant filtrer seulement les appels concernant ses enfants comme l’école ou la crèche

Autre point important que met en avant Justine : savoir déléguer et faire confiance, quitte à expliquer ce qui ne va pas et pourquoi. Et selon elle, reconnaître ses torts quand on en a et valoriser son équipe reste primordial pour que chacun puisse avancer et s’épanouir dans l’entreprise.

Une question d’équilibre

Et il en va de même à la maison : « Il faut communiquer avec son partenaire pour ne pas laisser de places aux non-dits et se comprendre et se soutenir » affirme-t-elle avant de souligner l’importance  de dégager du temps pour le passer avec l’autre.

Le temps, cette valeur précieuse, Justine met aussi un point d’honneur à en prendre un peu pour elle, en faisant du sport entre midi et deux par exemple, mais surtout avoue-t-elle, pour retrouver ses copines autour d’un café ou d’un apéro, histoire de décompresser et gossiper.

La voilà donc la recette magique: Métro, Boulot, Renfo, Apéro, Dodo !